Les couleurs, comme tous les faits du monde, comptent parmi les choses qui n’ont lieu que parce que nous les percevons. De nos jours, les nuanciers numériques ont démystifié la valeur affective que nos anciens conféraient aux couleurs.
Un survol diachronique de nos dictionnaires suffit-il à rendre compte de la déperdition du vocabulaire usuel ? Pas seulement sans doute, même si l’évolution du déclin lexical donne la mesure de l’abandon des mots par les dictionnaires eux-mêmes, le plus souvent au seul motif du défaut d’usage.