Anselme Sury
Rédigé par Marc Bonnant - -
« C’est alors qu’il commença à pleuvoir. »
« C’est alors qu’il commença à pleuvoir. »
Lorsque je me fis conduire jusqu’à l’imposant portail de la propriété Veselý, j’ignorais que Jarmila Němec, régisseuse de l’agence du même nom, m’abandonnerait là, aux portes du domaine, non sans m’avoir confié aux bons soins d’un majordome à la figure cireuse qui nous y attendait, immobile, sous un parapluie irréprochablement assorti à sa longue gabardine noire. Bredouillant une fausse excuse, madame Němec ajouta avant de déguerpir que je n’aurai qu’à la joindre à son bureau, une fois la visite terminée, pour qu’elle vînt me récupérer au même endroit. Sur quoi, la Bentley repartit en trombe, me laissant là, un peu décontenancé, face à monsieur Horák, le domestique, qui, d’un geste ample, m’invita à le suivre. […]
L’œuvre fantasmagorique de Stephen Mackey rappelle un temps où la lumière, parcimonieuse, pénétrait dans le cabinet des peintres comme par effraction.