Là où les douleurs finissent
Rédigé par Marc Bonnant - -
Près de la rivière, l’aulnaie est si dense et si obscure qu’il nous faut, à nouveau, embraser les torches pour franchir le premier gué. Nous l’avions déjà fait plus haut, dans une étroiture aussi sombre qu’une église et bordée d’escarpements aux paliers desquels pendait de la stramoine en bouquets. Maintenant, c’est l’œnanthe, non moins perfide, qui caresse nos mains pendant que nous claudiquons d’une rive à l’autre.