Nous pénétrâmes dans la chapelle comme on se rendrait à l’office, tant l’ambiance nous y parut cérémonieuse. C’est un panonceau discret, promouvant une exposition intitulée Néguentropies depuis le parvis, qui avait piqué notre curiosité, et l’expression circonspecte que nous échangeâmes à sa lecture traduisit le même désir d’aller voir de quoi il en retournait.
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Maintenant que l’asphodèle et le ciste assiègent les aires de battage, on jurerait qu’elles n’ont jamais existé. Poliorcétique de l’abandon, juste retour des choses. Il suffit qu’un lieu se libère de l’homme pour que la nature y exulte avec l’insolence d’un nouvel affranchi. Le galbe éventré des murailles, l’étiolement des chemins : lointains échos d’une manumission réussie.
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Tous les samedis, après le dîner, une habitude nous réunissait à la longère de Gautier Comte, près des Essarts, avec l’ambition ― assez vaine, dois-je seulement l’admettre ― de diluer notre ennui dans l’absinthe et la joute oratoire. Ce jour-là, nous choisîmes notre matière de façon si spontanée, si cocassement convenue, qu’aussitôt il nous vint à l’esprit que c’était elle qui nous avait choisis !
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