Langage et compression
La plus belle illustration littéraire du principe d’économie en linguistique reste, sans doute, cette anecdote truculente mettant en scène les deux meilleurs ennemis du XVIIIᵉ siècle.
La plus belle illustration littéraire du principe d’économie en linguistique reste, sans doute, cette anecdote truculente mettant en scène les deux meilleurs ennemis du XVIIIᵉ siècle.
Un jour peut-être, faudra-t-il s’excuser de parler correctement, au motif que l’effort consenti à la production d’un langage soigné dissimulerait une intention malicieuse ou suspecte, une volonté d’avilissement. Cette inversion des valeurs, modalité du nivellement par le bas, s’inscrit dans le prolongement d’une tendance résolument libertaire, chantant les vertus de la paresse, de la désinvolture et du débraillement : refuser toute contrainte, telle est la devise des apologètes du nonchaloir. Piétiner le bien-parler ? Certes, mais non sans promouvoir l’écriture inclusive… Étrange époque que la nôtre, où le culte des minorités n’a jamais autant encouragé les faibles à demeurer dans la faiblesse.
Quelque chose préside à toute solitude heureuse ; un fait précurseur qui en a instillé le premier ferment. Ce peut être un paysage, un récit, une mélodie, une évocation discrète mais vivace ayant suscité la rencontre de soi à soi, la seule qui vaille.
Qui peut se prévaloir de posséder deux langues excellemment et à compétence égale, sinon le savant ? Il ne suffit pas de manipuler quelques concepts ni d’assurer les rudiments de la conversation pour prétendre connaître un idiome dans toutes ses subtilités, encore faut-il en maîtriser les différents registres, la richesse prosodique, la ductilité structurelle.
Comme tous les jeunes gens de son temps, ma grand-mère consignait dans un carnet intime des poèmes à son goût qu’elle illustrait de fusains ou d’aquarelles.
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