De amore æterno
« La main de ton ami, ferme les doigts sur elle,
et serre-la si fort que le sang de ton cœur
y batte avec le sien au même rythme. »
« La main de ton ami, ferme les doigts sur elle,
et serre-la si fort que le sang de ton cœur
y batte avec le sien au même rythme. »
Tous les samedis, après le dîner, une habitude nous réunissait à la longère de Gautier Comte, près des Essarts, avec l’ambition ― assez vaine, dois-je seulement l’admettre ― de diluer notre ennui dans l’absinthe et la joute oratoire. Ce jour-là, nous choisîmes notre matière de façon si spontanée, si cocassement convenue, qu’aussitôt il nous vint à l’esprit que c’était elle qui nous avait choisis !
À l’automne 1985, Wes Craven se remet à peine du succès de A Nightmare on Elm Street, quand CBS lui confie la réalisation de cinq épisodes de The Twilight Zone, le « revival » du célèbre concept de Rod Serling. Parmi ceux-ci, figure une pépite qui vaudra à son scénariste, Rockne S. O’Bannon, de signer sept autres scripts pour les deux premières saisons de la série.
À la disparition de l’antiquaire florentin Bonaccorso Vannucci, qui administra pendant près de quarante ans la seule librairie d’art de l’Oltrarno, son fondé de pouvoir, le docteur Orfeo Bartolozzi, se hâta de placer sous séquestre une demi-douzaine de collections inestimables que leur propriétaire avait mis plusieurs décennies à rassembler et que l’on savait menacées par les appétits sournois d’un quarteron d’archivistes bien renseignés.
Lorsque Valdomaro, redescendant d’Orsaghjolu où on le fit porter missive, croisa ce jeune aveugle dépenaillé qui tendait la sébile près de Funtana Russa, c’est à peine s’il remarqua sa présence, de sorte qu’aussitôt les chevaux et les hommes désaltérés, il ordonna qu’on reprît la route sur-le-champ.