Sur le chemin qui mène de la vallée jusqu’au col, je traverse maintenant une chênaie très dense, suivant de près Égérie qui, régulièrement, jette un regard au-dessus de son épaule pour vérifier si je marche toujours dans ses pas.
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La plus belle illustration littéraire du principe d’économie en linguistique reste, sans doute, cette anecdote truculente mettant en scène les deux meilleurs ennemis du XVIIIᵉ siècle.
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C’est alors qu’il se mit à pleuvoir, au fond de la vallée où nous étions, par grosses gouttes d’abord indécises puis se resserrant jusqu’à cribler d’impacts le petit lac dont les eaux s’étaient brusquement obscurcies.
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Un jour peut-être, faudra-t-il s’excuser de parler correctement, au motif que l’effort consenti à la production d’un langage soigné dissimulerait une intention malicieuse ou suspecte, une volonté d’avilissement. Cette inversion des valeurs, modalité du nivellement par le bas, s’inscrit dans le prolongement d’une tendance résolument libertaire, chantant les vertus de la paresse, de la désinvolture et du débraillement : refuser toute contrainte, telle est la devise des apologètes du nonchaloir. Piétiner le bien-parler ? Certes, mais non sans promouvoir l’écriture inclusive… Étrange époque que la nôtre, où le culte des minorités n’a jamais autant encouragé les faibles à demeurer dans la faiblesse.
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